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  • Photo du rédacteurClara BL

Lettre à moi-même

À l’occasion du lancement des mini-cercles sur le thème des lettres, j’ai décidé de me lancer avec le sujet de notre premier atelier du 23 Septembre “Lettre à moi-même”


C’était une expérience très touchante, j’ai versé des larmes et ça m’a fait du bien. (Et si vous avez la larme facile aussi, sachez que vous pourrez éteindre vos caméra le temps d’écrire et de récupérer des mouchoirs si besoin ! No problem)


Je vous partage un bout de ce que j’ai écrit.


Et si ça vous inspire à venir, vous trouverez plein d'info ici.


Si vous avez des questions, envoyez-moi un petit message.


Chère Clara,

Ça fait longtemps que je ne t’ai pas écris. C’était une période difficile et je n’ai pas eu beaucoup de temps pour faire le point, t’écrire, me poser. J’ai eu beaucoup à faire, et puis beaucoup à digérer. Et tu m’as manqué.

Parfois, je ne sais plus où te trouver au milieu de tout ce bazar que j’ai crée. Est-ce que j’ai fait exprès, tu crois ? Pour t’éviter ?
Ce n’est pas la direction que j’envisageais pour cette lettre, je dois te dire, mais j’écris ce qui à besoin de s’écrire. J’aimerais te dire des choses encourageante, te parler des progrès que j’ai fais et du fait que je vais bientôt te retrouver.

Est-ce que c’est encore plus douloureux de te perdre alors que j’avais tout juste l’impression d’apprendre à te connaître ? J’ai l’impression de ne pas avoir eu le temps, et je me sens volée.
Je fais tout pour revenir vers toi, être complète, moi-même. Moi-même, toi-même on ne sait plus qui est qui dans cette histoire. Et honnêtement, pas que dans cette histoire.

J’´essaie d’être plus douce avec moi-même, de respecter le temps que les choses me prennent, d’honorer mes besoins et mes désirs, mais après si longtemps à ne plus pouvoir les entendre, c’est peut-être déjà un pas trop loin.
C’est juste que c’est dur d’entendre ces besoins sans entendre en même temps toutes la tristesse de les avoir ignorer par obligation ou par peur. Je ne sais même pas par où commencer parfois.

Alors parfois, je suis triste et je pleure, et parfois je fais tout ce que je peux pour qu’ils soient rempli sans vraiment savoir si c’est d’une façon qui me convient.

C’est difficile, il y a tellement de choses qui reviennent. Quand un besoin se manifeste toute une série d’autres besoins, de peurs et d’émotions le rejoignent et je me sens un peu submergée. Qu’est-ce qui est important ?

Je veux tout faire bien. Je veux tout faire bien pour toi, pour moi donc. Je veux qu’on ai une belle vie. Et je suis pas toujours sûre de ce que ça signifie ça non plus.

J’ai cru que je savais, et j’ai des indices mais est-ce que deux années (ou trois ou quatre) c’est vraiment suffisant pour savoir qui on est et ce qu’on veut ?

C’est pas que j’essaie de t’éviter finalement, c’est que j’essaie d’éviter toute la douleur et toute la peur qui couvre tout ce que tu es et tout ce que je suis.

Je crois que je devrais faire ça plus souvent, t’écrire, m’écrire. C’est doux, et j’aime bien apprendre que je suis là pour m’écouter et que je n’ai pas besoin de m’excuser de tout ce qui se passe à l’intérieur de mon coeur et de mon corps et de ma tête.

Je t’aime (de mon mieux) Clara

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